Archives de catégorie : Généralités

Le cout réel de l’opération de secours de juillet 1996 au gouffre BERGER

Bilan établi par Albert OYHANCABAL , conseiller technique du Préfet de l’Isère.
Cet état reprend toutes les dépenses engagées et remboursées à la commune d’Engins.

A la fin d’une opération de secours, le conseiller technique du Préfet établi un état de frais qui est envoyé à la commune du lieu de l’accident afin que les spéléologues soit remboursés.
Ces remboursements ne constituent en rien une rémunération, ils sont la contre-partie des dépenses engagées par les sauveteurs pour la distance kilométrique parcourue, le matériel personnel détérioré ou perdu et les pertes de salaire subies.

Dépenses engagées par la commune :

note de frais pour les sauveteurs isérois : 9 273,35 €
frais engagés directement par la commune : 2 049,78 €
note de frais des sauveteurs des autres départements : 18 670,94 €
Total 29 994,07 €

Recettes perçues par la commune :

10/08/1996 encaissement de la caution de l’expédition : 1 524,00 €
13/02/1997 remboursement par le Conseil général de l’Isère :
27/06/1997 remboursement par le Conseil général de l’Isère : 35 312,98 €
remboursement de l’assurance anglaise : 1 634,17 €
remboursement de l’assurance anglaise : 3 111,82 €
Total 41 582.97 €

Conduite à tenir dans les premiers instants qui suivent un accident

Article inspiré de celui paru dans LUMIERE NOIRE (1985) bulletin spéléologique d’Ile de France.

L’action des témoins dans les premiers instant qui suivent un accident en milieu souterrain est déterminante pour le bon déroulement de l’opération de secours et la survie de la victime. Voici quelques règles simples à respecter, ce sont les mêmes qu’en surface.
Il faut dans l’ordre : protéger, alerter, secourir. C’est la règle du P.A.S.

1/protéger
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Historique de la 3SI

En Isère, l’organisation des secours spéléologiques présente quelques particularités dues en partie au fait que tout a été mis en place avant que l’échelon national ne se structure autour de la Fédération Française de Spéléologie en 1977.

– La première particularité a été le rôle du Conseiller Technique jusqu’en 2005. Selon le Plan de Secours, la direction des sauvetages était assurée par le Préfet qui déléguait ses pouvoirs au Conseiller Technique. Les responsables des différents corps constitués avaient pour mission de répondre aux besoins exprimés par le Conseiller Technique. Contrairement aux départements voisins, nous avions un schéma opérationnel où l’on trouvait en haut le Préfet, puis le Conseiller Technique puis les autres services. Continuer la lecture de Historique de la 3SI

Introduction

De temps à autre, les médias rendent compte de spéléologues « coincés » sous terre par des crues ou des éboulements. Ces faits divers entretiennent dans le grand public l’idée que les spéléologues sont des insensés qu’ils mettent leur vie en danger gratuitement… La réalité est toute autre ! Depuis de nombreuses années les spéléologues se sont organisés pour assurer eux-mêmes leur propre sécurité ; d’abord en organisant des stages de formation afin que les pratiquants connaissent bien les techniques de progression spécifiques à cette activité, ensuite en organisant la formation des sauveteurs souterrains. Ces deux structures que sont l’École Française de Spéléologie et le Spéléo Secours Français sont parmi les commissions les plus importantes de la Fédération Française de Spéléologie. C’est vrai qu’on ne pouvait pas confier les secours souterrains aux corps constitués traditionnels comme les sapeurs-pompiers ou les gendarmes, tant cette activité requiert un matériel, des techniques de progression et une formation spécifiques. Cependant, tous ces corps constitués interviennent souvent ensemble lors des opérations de sauvetage qui touchent d’ailleurs la plupart du temps de simples touristes que de véritables spéléologues.

Philippe Drouin, extrait de Scialet N°25