Archives de catégorie : Généralités

Bilan du Rassemblement 2007 dans le Devoluy

Comme tous les ans le Spéléo Secours Isère a organisé un rassemblement spéléologique automnal. Cette fois ci l’évènement se déroulait dans un massif limitrophe à notre département : le Dévoluy. En parallèle à ce stage se tenait une formation d’équipier secours et de chef d’équipe secours.Du 15 au 19 octobre derniers, le Massif du Dévoluy a donc accueilli notre rassemblement annuel, outre quelques spéléos de notre département sont venus : des infirmiers et médecins du CHU de Grenoble, des sauveteurs du PGHM, de la CRS Alpes, du SDIS 38, soit en tout une quarantaine de personnes par jour.
On a visité les classiques de la région : Les Bans que l’on pourrait rebaptiser « les bains », les chorums (gouffre) Clot et Daniel et l’incontournable Trou Duc.
Nous avons eu la chance de pouvoir effectuer quelques traversées : Dupont-Martin, Ramat-Aiguilles, Chaudron-Chaupin.
Le paysages souterrains sont variés galeries, puits, méandres, grandes salles tout est là.
Le jeudi, la journée a été consacrée à un exercice de sauvetage au Chorum du Chaudron organisé par le deuxième stage « équipier/chef d’équipe ». L’effectif complet des 2 stages a participé, soit 50 personnes en tout. La civière est remontée à la surface en 5 heures. Grand merci à Benjamin qui a accepté de jouer la victime.

La formation « equipier secours et chef d’équipe secours » a rassemblé une dizaine de stagiaires, d’abord 3 jours dans le Vercors puis à compter du mardi 16, dans le Dévoluy. L’effectif était mixte à 2 titres (professionnels du secours et spéléos bénévoles – garçons et fille). Formation exigeante car la journée on travaille la technique et on apprend beaucoup et le soir on fait le bilan et on prépare la journée du lendemain.
A l’issue du stage, 5 personnes ont été validées comme chef d’équipe.

A l’automne prochain, sous d’autres cieux.

[Vous trouverez ici->http://www.sssi.fr/spip.php?article51] des photos de ce rassemblement.

Dent de Crolles – 5 septembre 2007

Deux spéléologues britanniques ont été secourus le 5 septembre dernier.Lors de leur séjours en Chartreuse, 2 spéléologues britanniques, croisent 2 hollandais à la grotte de la Cambise le 3 septembre. Ils parlent de leur projet de traversée de la Dent. Les sachant seuls, les 2 hollandais leur demandent de leur laisser des SMS quand ils entrent et sortent du réseau. Le premier message arrive le 04 septembre à 7h00, le deuxième ne parvient pas. Les hollandais s’inquiètent et donnent l’alerte le lendemain. Les moyens sont engagés rapidement par le gouffre P40, la grotte du Guiers Mort et le Trou du Glaz. Les victimes sont retrouvées au bas du 3ème puits de la lanterne (13m) à quelques centaines de mètres de l’entrée du Glaz, vers 18h00.
1 des 2 britanniques a fait une chute après avoir mis son descendeur sur le mauvais brin du rappel. Ils ont attendu là plus de 24h00 que les équipes de secours arrivent. Cette opération a nécessité l’engagement sous terre d’une trentaine de sauveteurs issus des corps professionnels du département (CRS, pompiers, PGHM, SAMU) et des bénévoles du Spéléo Secours Isère.
Le blessé a été opéré le lendemain, il va bien.

formation technique secours 2007

formation technique sur 7 jours du 13 octobre au 19 octobre 2007Tous les 2 ans nous organisons un stage plus technique (équipiers, chef d’équipes) d’une durée de 7 jours. Ce stage est basé sur le référenciel du SSF National .
Ce Stage equipier/chef d’équipe départemental est organisé par Lionel Revil (3 jours sur le Vercors et 4 jour dans le Dévoluy)

Pour vous inscrire sur le net yoyospeleo@laposte.net
Pour plus de renseignement contacter lionel Revil au 04 76 86 00 13

Reseau du Trou Qui Souffle – 10 juin 2006

Redacteurs :
– France ROCOURT, Conseiller Technique adjoint
– Thierry LARRIBE, Conseiller Technique adjoint
– Laurent MINELLI, Conseiller Technique adjoint
– Lionel REVIL
– François LANDRY

Le choix de la cavité et du type d’exercice

Le TROU QUI SOUFFLE est une grande classique du Vercors isérois, c’est un réseau souterrain de plus de 40 km qui comporte 5 entrées dont 1 n’a été parcourue que par ceux qui l’ont découverte car son parcours est des plus difficiles. 2 entrées (ORTOVOX et LUCARNE DES ARAIGNEES) ont été ouvertes en 2004 et 2005 et permettent des traversées d’initiation en direction du TROU QUI SOUFFLE, elles sont donc très fréquentées. L’entrée historique (TROU QUI SOUFFLE) jonctionne aussi par 2 fois avec une autre cavité : les SAINTS DE GLACE.
Aucune véritable opération de recherche n’a eu lieu dans cette cavité, seules des opérations d’évacuation de blessés se sont déroulées en 1990, 1993 et 2000 pour la période récente. Continuer la lecture de Reseau du Trou Qui Souffle – 10 juin 2006

Le cout réel de l’opération de secours de juillet 1996 au gouffre BERGER

Bilan établi par Albert OYHANCABAL , conseiller technique du Préfet de l’Isère.
Cet état reprend toutes les dépenses engagées et remboursées à la commune d’Engins.

A la fin d’une opération de secours, le conseiller technique du Préfet établi un état de frais qui est envoyé à la commune du lieu de l’accident afin que les spéléologues soit remboursés.
Ces remboursements ne constituent en rien une rémunération, ils sont la contre-partie des dépenses engagées par les sauveteurs pour la distance kilométrique parcourue, le matériel personnel détérioré ou perdu et les pertes de salaire subies.

Dépenses engagées par la commune :

note de frais pour les sauveteurs isérois : 9 273,35 €
frais engagés directement par la commune : 2 049,78 €
note de frais des sauveteurs des autres départements : 18 670,94 €
Total 29 994,07 €

Recettes perçues par la commune :

10/08/1996 encaissement de la caution de l’expédition : 1 524,00 €
13/02/1997 remboursement par le Conseil général de l’Isère :
27/06/1997 remboursement par le Conseil général de l’Isère : 35 312,98 €
remboursement de l’assurance anglaise : 1 634,17 €
remboursement de l’assurance anglaise : 3 111,82 €
Total 41 582.97 €

Conduite à tenir dans les premiers instants qui suivent un accident

Article inspiré de celui paru dans LUMIERE NOIRE (1985) bulletin spéléologique d’Ile de France.

L’action des témoins dans les premiers instant qui suivent un accident en milieu souterrain est déterminante pour le bon déroulement de l’opération de secours et la survie de la victime. Voici quelques règles simples à respecter, ce sont les mêmes qu’en surface.
Il faut dans l’ordre : protéger, alerter, secourir. C’est la règle du P.A.S.

1/protéger
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Historique de la 3SI

En Isère, l’organisation des secours spéléologiques présente quelques particularités dues en partie au fait que tout a été mis en place avant que l’échelon national ne se structure autour de la Fédération Française de Spéléologie en 1977.

– La première particularité a été le rôle du Conseiller Technique jusqu’en 2005. Selon le Plan de Secours, la direction des sauvetages était assurée par le Préfet qui déléguait ses pouvoirs au Conseiller Technique. Les responsables des différents corps constitués avaient pour mission de répondre aux besoins exprimés par le Conseiller Technique. Contrairement aux départements voisins, nous avions un schéma opérationnel où l’on trouvait en haut le Préfet, puis le Conseiller Technique puis les autres services. Continuer la lecture de Historique de la 3SI

Introduction

De temps à autre, les médias rendent compte de spéléologues « coincés » sous terre par des crues ou des éboulements. Ces faits divers entretiennent dans le grand public l’idée que les spéléologues sont des insensés qu’ils mettent leur vie en danger gratuitement… La réalité est toute autre ! Depuis de nombreuses années les spéléologues se sont organisés pour assurer eux-mêmes leur propre sécurité ; d’abord en organisant des stages de formation afin que les pratiquants connaissent bien les techniques de progression spécifiques à cette activité, ensuite en organisant la formation des sauveteurs souterrains. Ces deux structures que sont l’École Française de Spéléologie et le Spéléo Secours Français sont parmi les commissions les plus importantes de la Fédération Française de Spéléologie. C’est vrai qu’on ne pouvait pas confier les secours souterrains aux corps constitués traditionnels comme les sapeurs-pompiers ou les gendarmes, tant cette activité requiert un matériel, des techniques de progression et une formation spécifiques. Cependant, tous ces corps constitués interviennent souvent ensemble lors des opérations de sauvetage qui touchent d’ailleurs la plupart du temps de simples touristes que de véritables spéléologues.

Philippe Drouin, extrait de Scialet N°25